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  • Documents du mois de février 2017 : la mobilisation à l’arrière : la journée des tuberculeux

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    Alors que la population française est épuisée par presque trois ans de guerre, l’effort de guerre, tant sur le front qu’à l’arrière ne doit pas faiblir. Loin des lignes de combat, les formes de l’engagement sont multiples : travail des femmes dans les usines, notamment d’armement, correspondance soutenue avec les proches ou comme « marraine de guerre » etc. Au quotidien, la population est régulièrement sollicitée dans le cadre de journées de solidarité dont les thématiques varient : « Journée du Poilu », « Journée serbe », etc.

     

    Le 4 février 1917, le Comité central d’assistance aux tuberculeux – anciens militaires organise ainsi une « Journée nationale des tuberculeux ». Dans la 1ère moitié du XXe siècle, la tuberculose est encore très présente dans le quotidien des français, et l’on estime qu’elle cause une mort sur sept. En cette période de guerre, elle cause aussi des ravages dans l’armée françaises, où des milliers de soldats sont touchés : hors d’état de combattre, ils risquent de transmettre la maladie à leurs camarades et à leurs familles. Le secrétaire général du Comité du secours national, patronnant la journée, qualifie l’affection de « terrible mal qui décime notre race ».

     

    Cette Journée nationale des tuberculeux a donc pour but de financer les soins des malades et soutenir leurs familles. Afin d’encourager la générosité des Français, les dons sont échangés contre de petites médailles, en simple carton pour les contributions les plus modestes, en métal d’après un dessin de Lalique, pour les plus significatives. Le dossier de la sous-préfecture de Romorantin relatif à cet évènement (cote 1 Z 428) contient encore quelques exemplaires de ces médailles, que nous vous proposons de découvrir ci-dessous.

     

    En Loir-et-Cher, les quêtes organisées dans la majorité des communes au cours de cette journée rapportent 10 620 francs. La moitié de cette somme est destinée aux initiatives départementales dans la lutte contre la tuberculose tandis que l’autre moitié doit faire l’objet d’un partage entre les différents départements de France, selon les besoins et les ressources de chacun d’entre eux.

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A consulter ailleurs

  • A voir aussi : Alain SÉGAL et Jean-Jacques FERRANDIS, « Une collection particulière, témoignage de l’aide nationale pour la lutte contre la tuberculose dans les tranchées (1914 - 1917) », dans Histoire des sciences médicales, tome XLI, n° 4, 2007, pp. 347-352 [disponible en ligne :

http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx2007x041x004/HSMx2007x041x004x0347.pdf

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