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  • Documents du mois d'octobre 2016 : Le bienheureux père Daniel Brottier

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    Dans le cadre du 150e anniversaire de la fondation des orphelins-apprentis d’Auteuil, il est important de rappeler le rôle joué par un Loir-et-Chérien dans le développement et la pérennisation de cette œuvre de solidarité reconnue nationalement : le père Daniel Brottier.

     

    Daniel Jules Alexis Brottier naquit le 7 septembre 1876 à La Ferté-Saint-Cyr (Loir-et-Cher) (cf. acte de naissance, cote : 1 MIEC 85/R1), fils de Jean-Baptiste Brottier, cocher du marquis de Durfort. Il suit toute son instruction primaire à l’école communale du village. Très tôt, il démontre une détermination à vouer sa vie à la prêtrise. En octobre 1887, il intègre le petit séminaire de Blois. Vers l’âge de 14 ans, il est atteint d’une fièvre typhoïde qui lui laissera une santé fragile durant toute sa vie. A 17 ans il entre au séminaire de Blois et habite chez ses parents, devenus concierges du petit séminaire. En 1896, il effectue son service militaire (cf. son feuillet matricule, cote : 2 Mi 48/R54).

     

    • Missionnaire au Sénégal

    En 1899, il est ordonné prêtre et part à Pontlevoy comme préfet de discipline et professeur. Puis en 1902, il rejoint la congrégation du Saint-Esprit – les spiritains. Volontaire pour être missionnaire, il est désigné pour être second vicaire à Saint-Louis du Sénégal. Rentré en France en 1906 pour raisons de santé, il est nommé vicaire général de Dakar, et chargé de promouvoir à Paris le projet de construction de la cathédrale du Souvenir africain à Saint-Louis du Sénégal.

     

    • Un aumônier légendaire

    Le 2 août 1914, étant réformé en raison de sa santé délicate, le père Brottier s’engage dans le corps des aumôniers volontaires créés par Albert de Mun.

    De 1914 à 1919, il ne va cesser de soutenir les poilus en première ligne et de partager leur quotidien dans les tranchées. Il est surnommé « l’aumônier verni » comme il l’explique lui-même dans ses mémoires : « Il est vrai qu’au long de la guerre, souvent exposé, j’ai été préservé des pires dangers comme par un miracle perpétuel… Quand l’heure sonnait pour l’assaut, je partais le premier en tête et j’entendais les hommes murmurer : “Il n’a pas peur, le curé”. »

    Au lendemain de l’armistice de 1918, il crée l’Union nationale des combattants avec le soutien de Georges Clémenceau, pour que les soldats rentrés au foyer demeurent au quotidien « unis comme au front ».

     

    • Les Orphelins d’Auteuil

    À la fin de novembre 1923, le père Brottier reçoit la mission de sauver et de ranimer l’œuvre des orphelins d’Auteuil qui a pour objectif de s’occuper d’enfants abandonnés et leur dispenser une éducation chrétienne. Fort de son expérience acquise avec la construction de la cathédrale de Dakar, il lança une souscription pour construire à Paris un sanctuaire consacré à la patronne des orphelins : sainte Thérèse de Lisieux. Il fait entièrement rénover les bâtiments des œuvres et crée même une salle de cinéma réservée aux jeunes pensionnaires. Il réussit le tour de force de donner une dimension nationale à cette œuvre en s’appuyant sur les supports de communication de l’époque (presse, affichage, manifestations). Le succès fut tel que le nombre de pensionnaires explose en l’espace de 10 ans passant de 70 à plus de 1400 orphelins.

     

    De santé fragile, il disparaît brutalement le 25 février 1936 à l’âge de 59 ans. (cf. article extrait du journal hebdomadaire « L’Avenir », 1er mars 1936, cote : 20 PER 1936, dans la galerie d'images ci-dessous). En 1984, le pape Jean-Paul II le béatifie.

  • Galerie d'images

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    • Feuillet matricule militaire, n° 165 de la classe 1896 (cote : 2 Mi 48/R54).
    • PER 20 - 1 MARS 1936

Pour aller plus loin :

- Article paru dans « Patrimoine dans votre commune, La ferté Saint-Cyr », n°28, CDPA, pp. 73-75. (AD41 : cote : 605 PER 28)

- Bande dessinée, prix de la BD d’Angoulême en 2015 (AD41 : cote : GK 211).

 - Les commémorations nationales des orphelins-apprentis d’Auteuil