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  • Document du mois de janvier 2017 : la dernière femme guillotinée en public en France

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    AD41 : 33 Fi 679. Romorantin : double exécution des époux Thomas, les parricides de Selles-Saint-Denis. Gravure sur cuivre de Fortuné Méaulle parue dans Le Journal Illustré, d’après un dessin d’Henri Meyer. 1887.

     

    Le 24 janvier 1887, Georgette Thomas est guillotinée à Romorantin sur la place d'Armes devant une foule haineuse. Quelques minutes plus tard, c’est au tour de son mari, Sylvain Thomas, de monter à l’échafaud.

    Mais quel crime avaient donc commis les époux Thomas ?

    Tenanciers de la locature du Luneau à Selles-Saint-Denis, les Thomas subissaient les malheurs des paysans pauvres à la merci du climat : maladie de leurs enfants, de leur cheval, mort de leurs poules, foin gâté par l'orage... Persuadés que Marie Lebon, mère sénile et impotente de Georgette, leur a jeté un sort, ils décident de l'exorciser, espérant aussi récupérer ses maigres économies. Le 29 juillet 1886, aidés des deux frères de Georgette, ils brûlent vive Marie Lebon en l’aspergeant de pétrole puis d'eau bénite et en la jetant dans la cheminée, devant leurs enfants.

    C'est le témoignage ingénu de leur fille Eugénie, 8 ans, qui perd les Thomas devant les assises de Loir-et-Cher à l’automne 1886. Ils sont condamnés à mort, les frères de Georgette au bagne.

    Croyant en la grâce présidentielle, Georgette Thomas résista violemment devant l’échafaud et le scandale fut tel qu’elle fut la dernière femme guillotinée en public.

    À l'époque, on ne vit dans ce crime qu’un fait divers motivé par l’appât du gain ; ce n’est qu’en 1942 que l’écrivain régionaliste Hubert-Fillay mit en lumière le rôle joué par la superstition et la crédulité dans son livre "Des j'teux d'sorts à la guillotine".

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