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  • 1617, Marie de Médicis à Blois

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    À l’époque moderne, le château de Blois a reçu à plusieurs reprises des occupants prestigieux, mais que le roi, pour des raisons variées, souhaitait tenir à distance de Paris : Gaston d’Orléans, la reine de Pologne Marie-Louise de la Grange d’Arquien et, bien avant eux, Marie de Médicis. Épouse du roi Henri IV, Marie de Médicis est régente pour son fils Louis XIII jusqu’à ce qu’il ne prenne le pouvoir en 1617. La transition est brutale : Louis XIII fait assassiner Concino Concini, le favori de sa mère, ainsi que son épouse Léonora Dori, dite Galigaï, tous deux très influents. Marie de Médicis est, pour sa part, exilée à Blois.

    C’est donc à partir de mai 1617 que le château de Blois reçoit son nouvel hôte. La reine mère entend s’installer confortablement et fait venir neuf chariots d’affaires personnelles. Elle fait entreprendre divers travaux d’entretien et de construction au château. Elle confie notamment à l’architecte Salomon de Brosse la construction d’un pavillon, par la suite détruit lors de l’édification de l’aile Gaston d’Orléans. Marie de Médicis finit par s’évader du château le 22 février 1619, grâce à une échelle posée contre une fenêtre, selon la légende. Elle se réfugie dans son château d’Angoulême et dirige ses partisans contre son fils.

    Le séjour blésois de la reine mère est essentiellement connu par les archives royales ainsi que par les récits de témoins. Les Archives départementales conservent cependant au moins un document la concernant : un acte notarié daté du 11 septembre 1617, signé de sa main, par lequel elle consent à payer le solde d’acquisition d’une maison à Saint-Germain-des-Prés à Paris, s’élevant 2060 livres.

    La maison, dite « de Bresse » a été acquise de Laurent Stornat et son épouse Denise Gilbert, le 1er juin 1613, pour la somme de 24 000 livres, de laquelle il restait donc 2060 livres à payer. Cette maison est en fait une auberge, dite « la ville de Brescia », cité italienne dont Stornat était originaire. Marie de Médicis rachète l’emplacement pour son Palais du Luxembourg. Outre la signature de la reine mère, « Marie », on remarque celle de « Phélypeaux » : il s’agit sans doute de Jean Phélypeaux de Villesavin, secrétaire des commandements de la reine depuis 1610.

     

    Sur l'exil blésois de Marie de Médicis :

    Pierre Lesueur, "Notes sur le château de Blois au dix-septième siècle" dans Mémoires de la Société des sciences et lettres de Loir-et-Cher, t. XXVI, 1926, p. 226 et suivantes ; consultable en ligne sur Gallica :

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96051554/f230.item

     

    Sur les achats de Marie de Médicis pour le Palais du Luxembourg :

    Berty, H. Legrand et L.-M. Tisserand, Topographie historique du vieux Paris. [3] Région du Faubourg Saint-Germain, 1876, p. 285-287 ; consultable en ligne sur Gallica:

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6517961n/f413.image

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