En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et informations adaptées à vos centres d’intérêts. En savoir plus

  • Juin 1940 : il y a 80 ans, Blois bombardée

    Les collections des archives départementales s’enrichissent régulièrement par des dons ou des achats. À l’occasion du 80e anniversaire des bombardements de la ville de Blois, nous vous présentons une sélection de documents acquis au cours de ces dix dernières années.

     

    Un récit du bombardement et de l’exode

     

    FRAD041_1_J_580_1

    Dans une lettre envoyée à son amie Andrée pour la nouvelle année 1941, Odette, employée d’une administration, évoque les terribles journées de juin : « Ce n’est que le 15 juin que l’on commença à s’affoler. Ce fameux samedi on nous ordonna de partir. Le foyer fut fermé et chacune partit avec sa valise à 3 h du matin. Où allée [sic] ? ».

     

    Odette prévoit de quitter la ville le lendemain, dimanche 16 juin. Elle raconte : « Le lendemain matin a plutôt été un réveil en « fanfare ». Le premier bombardement de 6 h du matin (et je m’en souviendrai) était pour nous. Les premières bombes sont tombées sur la maison où nous couchions. Par un miracle, personne n’a été touché mais je puis vous assurer que j’ai eu peur. Plus de cabinet de toilette, plus d’escalier et nous étions au second, par des draps pendus aux fenêtres nous sommes descendues. Jamais je n’ai autant tremblé que ce matin ».

    Comme la majorité des Blésois jusqu’alors restés en ville, Odette quitte Blois le jour-même. Elle part en bicyclette en direction du Bugue en Dordogne, où son administration s’est repliée.

     

     

    La destruction du Carmel

     

    FRAD041_94_Fi_00044

    Les religieuses carmélites de Blois, chassées de leur couvent du quartier du Foix à la Révolution s’établissent au début du XIXe siècle au 24 rue des Rouillis, près du mail Clouseau. Les bombes allemandes du dimanche 16 juin au matin endommagent gravement le bâtiment. Face à l’ampleur des dégâts, les religieuses doivent se résoudre à abandonner les bâtiments.

    Il ne subsiste aujourd’hui que la tour des anciens murs de la ville, sur le mail Clouseau. Les Carmélites sont désormais installées à Molineuf (commune de Valencisse).

     

     

    L’arrivée des Allemands

     

    FRAD041_11_Fi_04202

    La découverte d’albums d’anciens soldats allemands permet l’acquisition de clichés encore inédits de ces journées. À compter du 15 juin 1940, les bombardements se succèdent dans le bas de la ville et en Vienne. Aux dégâts directs s'ajoutent ceux des gigantesques incendies qu'ils ont provoqués. Le mardi 18 juin, les premiers Allemands arrivent à Blois par le nord. L'armée française se replie en Vienne et dynamite la deuxième arche du pont. Le 20 juin, les combats cessent : les Allemands ont pu traverser la Loire à Beaugency et l'armée française se retire pour éviter l'encerclement. La ville est désormais aux mains des Allemands, qui découvrent une ville encore fumante.

     

    Cliquez sur la galerie d'images, ci-dessous, pour consulter la lettre et les photographies.  

  • Galerie d'images

    • AD 41 - 1 J 580
    • AD 41 - 1 J 580
    • AD 41 - 1 J 580
    • AD 41 - 1 J 580
    • AD 41 - 94 Fi 40 (fonds Notter)
    • AD 41 - 94 Fi 44 (fonds Notter)
    • AD 41 - 94 Fi 45 (fonds Notter)
    • AD 41 - 11 Fi 4202
    • AD 41 - 11 Fi 5538
    • AD 41 - 11 Fi 5539
    • AD 41 - 11 Fi 5543